Israël - Palestine

        


Chronologie - les principales dates

-7000 : L'antiquité
-63    : la période romaine
313   : La domination byzantine
638   : La domination musulmane
1099 : Les croisés
1517 : La domination ottomane
1917 : Le mandat britannique
1948 : La proclamation de l'État d'Israël
1978 : de Camp David à Camp David, le temps des accords de paix
2000 : La fin des illusions










L'antiquité
-8000 Premiers habitants à Jéricho
-3000 Civilisation cananéenne
-1900 Abraham s'établit à Hebron
-1300 Moïse conduit les Hébreux en "Terre promise"
-1004 David établit la capitale du royaume à Jérusalem
-968 à -928 Règne de Salomon. Construction du premier Temple
-586 Prise de Jérusalem par Nabuchodonosor. Destruction du Temple et exil du peuple à Babylone
-538 à -532 Domination perse. L'édit du roi perse Cyrus autorise les Hébreux à retourner à Jérusalem. Reconstruction du Temple
-332 à -166 Conquête du pays par Alexandre le Grand en -332 : domination hellénistique
-169 Le souverain séleucide Antiochus IV profane le Temple et interdit la pratique du judaïsme. Révolte juive et affranchissement de la tutelle grecque
-142 à -63 Restauration de l'indépendance juive sous la monarchie hasmonéenne


La période romaine
-63 Conquête de la Judée par Pompée. Prise de Jérusalem
-37 à -4 Règne d'Hérode. Restauration et agrandissement du Temple. Son esplanade est alors la plus vaste du monde antique. Il donne éclat et renommée à la ville
-4 Mort d'Hérode. Début de la domination directe de Rome sur la Judée
20 à 33 Vie et prêches de Jésus de Nazareth. Venu à Jérusalem célébrer la Pâque, il est arrêté comme fauteur de troubles et crucifié
66 à 70 Révolte juive contre les romains. Prise de Jérusalem par Titus en 70 et incendie du Temple
132 à 135 Seconde révolte juive, écrasée par l'empereur Hadrien. Jérusalem, rebaptisée Aélia Capitolia est interdite aux Juifs et la Judée est renommée Palestina, dérivée du nom grec Philistie


La domination byzantine
313 L'empereur Constantin se convertit au Christianisme
324 Constantin proclame Byzance capitale d'un empire Chrétien
326 Pèlerinage d'Hélène, mère de Constantin à Jérusalem. Venue de nombreux pèlerins, construction d'églises et de monastères. Les Juifs sont interdits d'accès à Jérusalem sauf un jour par an
614 Prise de Jérusalem par l'armée perse
622 Début de la prédication de Mahomet. Première année de l'Hégire
629 Restauration du pouvoir byzantin
632 Mort de Mahomet. Ses fidèles quittent le désert pour propager leur foi. Victoire décisive contre contre Byzance sur la rivière du Yarmouk


La domination musulmane
634 Première dynastie musulmane : les Omeyyades, capitale Bagdad
638 Conquête de la Palestine et prise de Jérusalem par le calife Omar
691 Edification du Dôme du Rocher sur l'emplacement de l'esplanade du Temple à Jérusalem. Jérusalem, renommée Al Qods ("La Sainte") est proclamée lieu sacré de l'islam
715 Edification de la Mosquée Al Aksa sur ce même emplacement qui devient l'Esplanade des Mosquées. Jérusalem renommée Al Qods ("La Sainte") est proclamée lieu sacré de l'islam
750 Califat Abasside à Bagdad


Les croisés
1095 La Pape Urbain II prêche la première croisade
1099 Prise de Jérusalem par les armées croisées. Massacre des habitants non chrétiens. Fondation du royaume latin d'Orient
1187 Reconquête de Jérusalem par Saladin. Les Juifs retrouvent un certaine liberté et le droit de venir à Jérusalem
1291 Prise de Saint Jean d'Acre, dernière place forte franque, par par les Mamelouks, caste militaire arrivée au pouvoir en Egypte


La domination ottomane
1453 Les Turcs prennent Constantinople, fin de l'empire chrétien d'Orient
1492 De nombreux Juifs chassés d'Espagne s'établissent à Safed, en Galilée, qui devient un centre culturel et religieux important pour les communautés juives de la diaspora
1517 Les Turcs s'emparent du pays, fin de la dynastie des Mamelouks. Le pays est divisé en quatre districts administrativement rattachés à la province de Damas et gouvernés depuis Istanbul
vers 1800 Détérioration de l'administration ottomane. Le pays est laissé à l'abandon. La plupart des terres appartiennent à des propriétaires absents et louées à des paysans pauvres
1831 Conquête de la Palestine et de la Syrie par Ibrahim Ali, fils de Mohammed Ali, gouverneur d'Égypte
1840 Conférence à Londres réunissant les pays européens, dont la France et l'Angleterre, qui décident d'intervenir dans les affaires du pays
1850 Restauration du pouvoir ottoman
1855 Premiers achats de terres près de Jérusalem
1860 Création du quartier juif dans la nouvelle ville de Jérusalem. Vers 1880, la population de la ville est majoritairement juive
1880 Premières revendications d'autonomie arabe pour le Liban et le Syrie, à laquelle se rattache la Palestine, considérée comme la province sud de la "Grande Syrie"
1882 à 1903 Première vague d'immigration juive (Alyah) principalement de Russie, fuyant les pogroms tsaristes
1894 Condamnation du Capitaine Alfred Dreyfus
1896 Publication à Vienne, de "État des Juifs" de Théodore Hertz, fondateur du sionisme
1904 à 1914 Deuxième vague d'immigration juive, inspirée par les idéaux socialistes et sionistes
1909 Création du premier kibboutz
1911 Premières organisations politiques antisionistes à Haifa et Jaffa
1914 Début de la Première Guerre Mondiale. L'Empire Ottoman s'allie à l'Allemagne et à l'Autriche-Hongrie
1915 à 1917 Devant la défaite prévisible de l'empire ottoman, les puissances européennes victorieuses organisent le partage des territoires. Ils promettent l'autonomie aux arabes et aux juifs tout en contractant des accords secrets de partage des territoires
En juillet 1915, correspondance secrète entre Hussein, chérif de la Mecque et Mac Mahon en vue de l'établissement d'un royaume arabe indépendant après la guerre
En octobre 1915, l'Angleterre apporte son soutien au projet d'autonomie de Hussein
En mai 1916, signature d'un accord secret franco-britannique (accords Sykes-Picot) qui prévoit le partage de la région entre les deux puissances et l'internationalisation de la Palestine
En juin 1916, fort des soutiens de la France et de l'Angleterre, Hussein déclenche la révolte contre le pouvoir ottoman et se proclame Roi des Arabes
En novembre 1917, l'Angleterre signe la déclaration Balfour favorable à l'établissement d'un foyer national juif en Palestine


Le mandat britannique
1917 Le 11 décembre, entrée du général anglais Allenby à Jérusalem
1918 L'armée anglaise occupe la totalité du pays, fin de la domination ottomane
1919 à 1923 Troisième vague d'immigration juive, en provenance principalement de Russie
1919 Entrevue et accord entre l'émir Fayçal, fils du roi Hussein, et Haïm Weitzmann, représentant de l'organisation sioniste. Cet accord prévoit la création d'un état arabe unifié sur l'ensemble des terres libérées de la domination ottomane et un état juif sur la Palestine. Fayçal écrit même le 3 mars 1919 une lettre de sympathie au délégué sioniste américain Felix Frankfurter "Nous tenons à adresser aux Juifs nos vœux cordiaux à l'occasion de leur retour dans leur patrie ... Nos mouvements se complètent. Le mouvement juif est national et non impérialiste, et notre mouvement aussi est national et non impérialiste. Il y a en Palestine [territoire recouvrant Israël, les territoires palestiniens et la Jordanie actuels] assez de place pour les deux peuples." Même si les deux parties ont chacune leurs sous-entendus dans cet accord, il est néanmoins révélateur d'un véritable climat d'entente. Mais Fayçal pas plus que son père Hussein, autoproclamé roi des Arabes, n'a consulté les arabes palestiniens
Les arabes palestiniens s'organisent pour lutter contre l'administration britannique et l'immigration sioniste
1920 Conférence de San Remo. Les alliés se partagent les territoires : la Syrie et le Liban passent sous contrôle français, la Palestine et l'Irak sous contrôle anglais
Les Français chassent l'émir Fayçal de Damas. C'est la trahison des engagements donnés à la famille Hussein
Premières violences arabes contre la population civile juive à Jérusalem. Intervention de l'organisation de défense juive Hagana. C'est le premier affrontement.
1923 La Société des Nations confirme la mandat britannique sur la Palestine mais la région située à l'est du Jourdain est exclue de la Palestine et du mandat : les Anglais, pour tempérer le non respect des engagements vis-à-vis de la famille Hussein, créent la Transjordanie et l'attribuent à l'émir Abdallah, un autre fils du roi Hussein
1924 à 1932 Quatrième vague d'immigration juive, en provenance principalement de Pologne
1926 Défaite de Hussein et des Hachémites du Hedjaz. Ibn Saoud devient roi du Hedjaz et protecteur des lieux saints. Début de la dynastie Saoud en Arabie
1929 Manipulés et galvanisés par le Mufti de Jérusalem, des arabes massacrent la population juive d'Hebron où est supposé se situer le tombeau du patriarche Abraham. Massacre de la population juive de Safed, haut lieu de la mystique juive. Affrontement entre juifs et arabes à Jérusalem.
1931 Au XVII Congrès sioniste, Jabotinsky, leader du mouvement extrémiste juif "révisionniste" exige le vote d'une résolution consacrant comme but final la création d'un état juif en Palestine. Cette résolution est rejetée et le mouvement "révisionniste" entre en dissidence. En effet, en 1931 encore, les leader sionistes (Haim Weitzmann, Victor Arlosoroff) s'interrogent sur la possibilité d'un état binational sur une base paritaire
1933 Cinquième vague d'immigration juive, principalement des juifs d'Allemagne fuyant le nazisme
1935 Les partis politiques arabes de Palestine présentent aux Britanniques 3 revendications qui vont devenir les objectifs de la grève générale et des émeutes de 1936 : l'arrêt de l'immigration juive, l'interdiction de la vente des terres aux sionistes et l'autonomie d'une administration désignée sur une base majoritaire
1936 Premiers puits de pétrole en service en Arabie Saoudite
Grande révolte arabe : émeutes anti-juive à Tel-Aviv, bombes dans les autobus, incendies de fermes, déclenchement d'une grève générale dans le pays, affrontements avec les militaires britanniques et massacres des modérés du clan des Nashashibi alliés des Anglais pour renverser le Mufti de Jérusalem
1937 A la suite de ces troubles, la première commission d'enquête sur les "violences aux proche-orient" (Commission britannique Peel) recommande le partage du pays. Cette proposition est rejetée par le Mufti de Jérusalem qui déclare devant cette commission : "Les Juifs doivent se soumettre à la domination arabe comme par le passé et l'avenir décidera s'ils peuvent ou non rester dans le pays". Le partage, après de nombreux débats, est accepté par les responsables sionistes, mais avec l'espoir d'en améliorer les frontières dans le futur
1939 Pour ménager et apaiser les Arabes, l'Angleterre publie un Livre Blanc qui restreint l'immigration juive, interdit l'achat des terres et prévoit la création en Palestine d'un état fédéral ou bi-national regroupant juifs et arabes, avec une majorité arabe. C'est la fin de l'éventualité politique d'un état juif. Les sionistes refusent cette proposition. Les Arabes sont partagés, entre les modérés qui l'acceptent (le Premier ministre Transjordanien et le chef palestinien Fakhri Nashabishi) et le Haut Comité arabe qui la récuse
Début de la seconde guerre mondiale. Les nazis brûlent les synagogues, les livres, ...
Le mouvement sioniste se lance dans la lutte contre l'occupation britannique en vue de la création d'un état juif
1945 Fin de la seconde guerre mondiale. Forte immigration en Palestine de réfugiés juifs rescapés des camps nazis. Cette immigration illégale, en vertu des dispositions du Livre Blanc, est combattue par l'Angleterre
1945 Création de la ligue arabe
1946 Indépendance de la Transjordanie
1947 Incapable de concilier les revendications contradictoires des communautés juive et arabe, le gouvernement britannique charge l'ONU de régler la question. Plusieurs options sont étudiés, mais c'est le plan de partage qui est proposé au vote de l'ONU. Les onze nations arabes prenant part au vote sont contre le plan de partage : pourquoi les arabes palestiniens partageraient-ils la souveraineté d'une terre qu'ils occupent depuis 7 siècles pour réparer un crime dont ils ne sont pas responsables, les pires persécutions antisémites ayant été le fait de l'Europe chrétienne et non du monde musulman. Les Etats-Unis, grand vainqueur du conflit mondial, soutiennent le plan de partage et considèrent le futur état juif comme un allié dans la région. Plus étonnant, l'URSS est également favorable au partage, synonyme de retrait de la puissance impérialiste britannique et de création d'un état juif d'inspiration socialiste. Les autres pays sont indécis, mais le sort des réfugiés juifs rescapés des camps nazis pour lesquels il faut bien trouver une terre d'asile influe dans le sens du partage. Au terme d'un vote extrêmement serré, le plan de partage est adopté le 29 novembre par 33 voix pour, 13 contre et 10 abstentions
La ligue arabe rejette le partage de la Palestine
Affrontements entre juifs et arabes dès les jours qui suivent le vote de l'ONU


La proclamation de l'État d'Israël
1948 Le 14 mai, expiration du mandat britannique. David Ben Gourion proclame la création de État d'Israël, reconnu par Moscou et Washington
Le 15 mai, les armées d'Egypte, de la Jordanie, de la Syrie, du Liban et de l'Irak envahissent le pays. C'est la première guerre israélo-arabe
1948 à 1949 Les combats tournent à l'avantage de État d'Israël. Exode des populations arabes. Cet exode a plusieurs causes : actes ponctuels d'expulsion ou d'intimidation, panique de la population devant les dangers des combats et à l'annonce d'actes d'atrocités véritables (à l'exemple du massacre du village de Deir Yassin) ou amplifiés par la propagande. C'est aussi le sentiment d'être abandonné par leurs élites qui a alimenté le mouvement de départ, les riches familles palestiniennes et les leaders nationalistes ayant été en effet les premiers à quitter le pays. En de nombreux cas, les autorités juives locales ont appelé les populations arabes à ne pas fuir : c'est le cas de Haïfa et c'est également vrai pour la Galilée qui, de ce fait, est aujourd'hui une région dont la population est majoritairement arabe
1949 à 1950 Armistices signés entre Israël et les pays arabes. La Cisjordanie est rattachée à la Jordanie et la bande de Gaza revient à l'Egyte. Les 750 000 réfugiés arabes palestiniens se retrouvent dans des camps de réfugiés situés en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, au Liban, en Jordanie et en Syrie. Ces réfugiés sont pris en charge par l'UNRWA (L'United Nations Relief and Work Agency). Vote par l'ONU de la résolution 194 proclamant le "droit au retour" ou à une indemnisation des réfugiés palestiniens
Vote par la Knesset de la "loi sur le retour" qui accorde la citoyenneté israélienne à tout juif qui le demande. Arrivée de nombreux réfugiés juifs en provenance des pays arabes où ils sont menacés et qu'il quittent en abandonnant leurs biens. 100 000 juifs irakiens
Israël devient membre des Nations Unis. Les états arabes ne reconnaissent pas son existence. A jérusalem-Est, les lieus saints sont interdits aux israéliens
1951 Assassinat d'Abdallah à la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem par un partisan du Mufti
1956 Nationalisation du canal de Suez par Nasser
Campagne du Sinaï menée conjointement par Israël, la Grande-Bretagne et la France. Israël occupe la bande Gaza et la péninsule du Sinaï
1957 Retrait israélien du Sinaï et de Gaza. Levée du blocus du détroit de Tiran qui interdisait aux navires israéliens d'emprunter le Golfe d'Aquaba
1958 Alliances militaire et politique entre l'Egypte et la Syrie. Influence grandissante de l'URSS dans la région. Israël resserre ses liens avec les Etats-Unis
1959 Fondation du Fatah par Yasser Arafat au Koweït
1964 Création de l'OLP, Organisation de Libération de la Palestine, dirigée par Ahmed Choukeiry
1967 Tensions frontalières entre Israël et la Syrie. La propagande soviétique proclame qu'Israël est en train de préparer une guerre totale contre Damas. Ces déclarations forcent l'Egypte, en vertu du traité d'assistance mutuelle signé par les deux pays, à apporter son soutien à la Syrie : le 14 mai les forces égyptiennes pénètrent dans le Sinaï, le 17 mai l'Egypte demande l'évacuation des forces de l'ONU et ferme le 23 mai le détroit de Tiran aux bateaux israéliens, acte présenté par Israël comme "casus belli" depuis la crise de Suez
5 au 11 juin : guerre des six jours. Victoire militaire d'Israël. Les territoires conquis par Israël sont le Sinaï, la bande de Gaza, la Cisjordanie, et le plateau du Golan. Les israéliens peuvent à nouveau accéder à la vielle ville de Jérusalem et prier au Mur des lamentations
Annexion de Jérusalem-Est, politique d'occupation souple des territoires, création des premières implantations juives
Adoption par l'ONU de la résolution 242 qui demande l'instauration d'une paix juste et durable au proche-orient, le droit pour les états de la région de vivre en paix à l'intérieure de frontières sûres et reconnues et le retrait des territoires occupés à l'issue du conflit
Les israéliens oscillent entre appels à la négociation de frontières définitives, attente d'une sollicitation des états arabes, et poursuite du statut quo. Le sort à réserver aux territoires palestiniens divise la société israélienne entre les partisans du Mouvement pour le Grand Israël, favorables à l'annexion, et les partisans, bien moins nombreux, du mouvement Paix et Sécurité, favorable à la restitution
Du 29 août au 3 septembre, les états arabes réunis en sommet au Soudan proclament les trois "non" de Khartoum : non à la paix avec Israël, non à la reconnaissance d'Israël, non à toute négociation avec Israël. Le sommet de Khartoum consacre l'émergence de l'OLP et fixe les sommes que doivent lui verser annuellement les pays pétroliers
1968 Du 1er au 4 février : cinquième Conseil national palestinien, Yasser Arafat devient Président de l'OLP
1970 Septembre Noir : le roi Hussein qui voit son pouvoir menacé par l'OLP, chasse les militaires palestiniens de Jordanie par une répression sanglante de son armée jusque dans les camps. Le Liban accueille la Direction de la résistance palestinienne
1973 Guerre de Kippour, ou guerre d'Octobre ou guerre du Ramadan : le jour de Kippour, jour le plus sacré du calendrier juif, les armées syriennes et égyptiennes attaquent simultanément Israël. Totalement prises au dépourvu, les forces israéliennes d'abord submergées parviennent à reprendre le contrôle de la situation
1974 L'OLP obtient le statut d'observateur à l'ONU
1975 Début de la guerre civile libanaise. Dans cette guerre civile, les combattants palestiniens cherchent à renforcer leur emprise sur le pays et subissent alors la répression des forces syriennes, bien plus sévère que les massacres de l'armée Jordanienne de 1970. Le sud du Liban reste sous domination palestinienne et devient le champ d'une bataille directe entre les force militaires palestiniennes et Israël
1977 Le 19 novembre, le Président égyptien Anouar el Sadate se rend à Jérusalem. Discours de Sadate à la Knesset le 20 novembre


De Camp David à Camp David, le temps des accord de paix
1978 Accords de Camp David le 17 septembre entre l'Egypte, Israël et les Etats-Unis
1979 Signature du traité de paix entre l'Egypte et Israël. Le Sinaï est restitué à l'Egypte, qui reconnaît Israël. Le Premier ministre Begin et le Président Sadate reçoivent le prix Nobel de la paix. Le Président Sadate sera assassiné en 1981
1980 Adoption par le Knesset de la "loi de Jérusalem", déclarée capitale éternelle du peuple juif
1981 Sous le gouvernement Begin, accélération du rythme des créations des implantations juives dans les territoires palestiniens. Annexion du Golan
1982 Le 6 juin, Israël déclenche l'opération "Paix en Galilée" pour mettre fin aux attaques palestiniennes depuis le Sud-Liban. L'armée israélienne atteint Beyrouth. Sous protection internationale, Yasser Arafat et les membres de l'OLP quittent le Liban pour se réfugier à Tunis
16-18 septembre : massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila. Ces massacres sont perpétrés par les milices libanaise chrétiennes, avec la protection ou la passivité de l'armée israélienne, en représailles de l'assassinat du Président libanais Béchir Gemayel. On décompte plus de 1000 victimes
1985 Retrait israélien du Liban à l'exception de la "zone de sécurité" du sud
1986 Deuxième vague de répression massive des palestiniens établis au Liban par les forces syriennes ou libano prosyriennes. Fin 1988, la "paix syrienne" règne sur la capitale libanaise
1987 Début de l'intifada à Gaza, puis en Cisjordanie
1988 19ème Conseil National Palestinien. L'OLP est prête à instaurer "une autorité nationale indépendante" sur un état Gaza-Cisjordanie en bon voisinage avec Israël. Il s'agit d'une reconnaissance implicite d'Israël
1988 La Jordanie renonce officiellement à sa souveraineté sur la Cisjordanie au profit de l'OLP
1989 Arafat, reçu à Paris le 2 mais, déclare que la charte palestinienne niant l'existence l'Israël est "caduque"
1991 Guerre du Golfe suite à l'invasion du Koweït par l'armée irakienne. L'OLP soutient l'Irak. Israël frappé par les missiles irakiens accepte de ne pas riposter pour éviter l'embrasement du proche-orient
Les Etats-Unis engagent de grandes manœuvres pour parvenir à une paix globale au proche-orient. Conférence de Madrid
1992 Elections en Israël : victoire des travaillistes. Itzhak Rabin est Premier ministre, Shimon Peres ministre des Affaires Etrangères. Négociations secrètes entre Israël et l'OLP
Le 9 septembre, lettres de reconnaissance mutuelle entre Israël et l'OLP
Le 13 septembre, accords d'Oslo signés à Washington. Ces accords prévoient une autonomie palestinienne progressive sur les territoires de Cisjordanie et Gaza et un règlement définitif du conflit à l'issue d'une période de cinq ans. Poignée de main Rabin-Arafat
1994 Signature le 4 mai des accords du Caire qui mettent en oeuvre l'autonomie de la bande de Gaza et de Jéricho
1994 Signature le 26 octobre du traité de paix entre Israël et La Jordanie
1995 Signature le 28 septembre à Washington des accords sur l'extension de l'autonomie à la Cisjordanie (Oslo II)
Assassinat d'Itzhak Rabin le 4 novembre par un étudiant israélien d'étudiant israélien d'
1996 Elections palestiniennes le 20 janvier : Yasser Arafat est élu Président de l'Autorité Palestinienne
Le Conseil National Palestinien élimine de sa charte tous les articles niant le droit à l'existence d'Israël
Recrudescence des affrontements : attentats du Hamas, intervention israélienne au sud Liban contre le hezbollah (opération "Raisins de la colère"). Elections en Israël : victoire de la droite, Netanyahou est nommé Premier ministre
Le gouvernement Netanyahou accélère la création ou l'extension des implantations juives
1998 Signature le 23 octobre des accords de Wye River qui prévoient une autonomie palestinienne supplémentaire 13% du territoire de la Cisjordanie
1999 Elections en Israël : victoire des travaillistes, Ehoud Barak est nommé Premier ministre
2000 Retrait de l'armée israélienne du Sud-Liban


La fin des illusions
2000 Sommet de Camp David destiné à aboutir à un accord de paix définitif en abordant toutes les questions laissées en suspens par les accords d'Oslo (délimitation des territoires, partage de Jérusalem, sort des réfugiés palestiniens). Ce sommet est un échec total, aucun accord n'est atteint sur aucun des thèmes abordés. Mais c'est la première fois que ces thèmes sont officiellement débatus par les représentants des deux peuples
Le 28 septembre, visite d'Ariel Sharon, chef du Likoud, sur l'Esplanade des Mosquées / Mont du Temple à Jérusalem. Cette provocation permet à l'Autorité Palestinienne de déclencher l'intifada "Al-Aqsa" qui évoluera en une guerre qui ne dit pas son nom contre le peuple israélien.
Ehud Barak, discrédité par l'échec du sommet de Camp David et par le regain de la violence palestinienne, démissionne et annonce la tenue d'élections anticipées
2001 Le 6 février, porté par le désarroi du peuple israélien, Ariel Sharon remporte les élections.